La pêche au bar rayé toujours interdite sur la Côte-Nord – Le ministère songe à autoriser la pêche à l’est de Forestville

La pêche au bar rayé toujours interdite sur la Côte-Nord – Le ministère songe à autoriser la pêche à l’est de Forestville

Le bar rayé a été observé en grand nombre dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent au cours de l’été 2017. Photo courtoisie

Forestville – Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) mène actuellement une consultation auprès de ses partenaires et des communautés autochtones concernées afin que de nouvelles modalités de pêche soient adoptées pour l’été 2018. Parmi celles-ci, l’option d’étendre le secteur où la pêche sportive au bar rayé est permise est envisagée, ce qui correspond à la portion de la zone de pêche 21 située à l’est d’une ligne reliant Forestville à Mont-Joli.

En effet, le MFFP souhaite modifier les modalités de la pêche sportive au bar rayé pour les saisons 2018 et 2019 « puisqu’il est maintenant possible de la valoriser davantage », dit Catherine Thibeault de la Direction générale du secteur nord-est du MFFP.

Outre l’intention d’étendre le secteur de la zone de pêche 21 situé à l’est de Forestville, le ministère entend augmenter la limite quotidienne de prise et de possession de 2 à 3 bars rayés pour l’ensemble de la saison, de permettre la pêche sportive au bar rayé avec une limite quotidienne de prise et de possession de 3 bars rayés dans le plan d’eau d’exception de la zone 1 qui correspond au barachois de la rivière Malbaie, lequel est situé au sud de la Gaspésie. Depuis 2013, la pêche sportive y est permise avec remise à l’eau. Les autres modalités de pêche demeurent inchangées.

Été 2019

De plus, le MFFP saisit cette occasion de consultation pour sonder ses partenaires et les communautés autochtones concernées sur la possibilité de permettre, dès l’été 2019, la pêche au bar rayé dans les rivières qui se déversent dans le secteur de la zone 21 située à l’est d’une ligne reliant Forestville à Mont-Joli.

Consultations

Les consultations ont lieu jusqu’au 7 juin et elles s’effectuent par envois postaux et courriels. Les partenaires sondés par le MFFP sont les regroupements de gestionnaires de zecs et de trappeurs de la Côte-Nord, la SÉPAQ, les fédérations pour le saumon atlantique, des gestionnaires de rivières à saumon, l’Association des pourvoiries de la Côte-Nord et les conseils de bande de la région. « Les citoyens ne sont pas directement consultés, mais ce sont leurs représentants qui le sont. Ces derniers sont libres de consulter leurs membres d’association ou pas. Autrement dit, les citoyens sont représentés par les organismes qui représentent officiellement (par décret) les utilisateurs du territoire sur la table nationale de la faune et les tables régionales de la faune », précise la responsable des communications au MFFP.

Des bars rayés toujours à protéger

« Bien que la population de bars rayés réintroduite dans le fleuve Saint-Laurent soit en croissance, il n’est toujours pas possible de permettre son exploitation. Le Ministère doit d’abord s’assurer du rétablissement de cette population, afin que les efforts investis depuis des décennies se traduisent éventuellement par une réelle opportunité de pêche durable dans ces secteurs du Saint-Laurent », précise Catherine Thibeault. C’est pourquoi la pêche au bar rayé demeurera interdite à l’ouest de la partie de la zone 21 qui fait présentement l’objet d’une consultation (y compris la rivière Saguenay).

Deux populations distinctes

Rappelons que les bars rayés du Québec appartiennent à deux populations distinctes, soit celle du sud du golfe du Saint-Laurent, dont la population augmente de façon importante depuis quelques années, et celle du fleuve Saint-Laurent, réintroduite en 2002 et actuellement protégée par la Loi sur les espèces en péril du gouvernement fédéral. À ce titre, il est interdit de capturer les individus de cette population.

« Seule la pêche sportive du côté sud de la Gaspésie est permise depuis 2013, puisque les bars rayés qui s’y trouvent appartiennent à la population du sud du golfe du Saint-Laurent, dont l’état permet une exploitation contrôlée », ajoute Mme Thibeault.

Au cours de l’été 2017, plusieurs observations de bars rayés ont été rapportées dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent, notamment sur la rive nord de la Gaspésie et sur la Côte-Nord. Récemment, des études menées par le Ministère ont permis d’établir que les bars rayés qui ont fréquenté ces secteurs proviennent presque exclusivement de la population du sud du golfe du Saint-Laurent.

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