Le juge Francoeur en vedette dans Les coulisses du palais

Le juge Francoeur en vedette dans Les coulisses du palais

Le juge Serge Francoeur apparaît dans sept des 11 émissions de la série Les coulisses du palais, présentée à Canal D. Photo courtoisie

Baie-Comeau – Le nouveau docuréalité Les coulisses du palais marque une première dans les annales de la télévision au Québec en plongeant les téléspectateurs au cœur même du système judiciaire. Un juge de la Cour supérieure à Baie-Comeau, l’honorable Serge Francoeur, y occupe une belle place.

La nouvelle série est présentée à Canal D le vendredi à 20 h. Elle couvre 11 émissions de 30 minutes, mais les deux premières ont été offertes en rafale lors de la première semaine de diffusion, soit le 12 octobre. Le juge Francoeur apparaît dans sept émissions.

« C’est la première fois au Canada qu’un juge autorise les caméras en salle de cour », explique le magistrat au téléphone. « Moi, ils m’ont approché pour savoir si j’étais capable d’autoriser les caméras dans un procès devant jury, ce que je fais beaucoup, et je l’ai autorisé, comme les autres juges », poursuit-il. Au total, neuf juges apparaissent dans la série tournée au palais de justice de Québec.

Si le juge Francoeur a accepté, c’est qu’au départ, la Cour supérieure avait déjà donné son aval au projet, mais le principal concerné affirme y avoir vu aussi un sens éducatif et pédagogique. « Ce qui m’a intéressé, c’est que ce n’est pas juste centré sur un procès, mais sur l’appareil judiciaire. C’est une globalité », note-t-il.

Il se réjouit que la série s’adresse au grand public. « Quand j’étais bâtonnier (du Québec en 1997-1998), je disais que plus la justice était fermée et plus elle était critiquée », rappelle celui qui considère que la médiatisation des procès et les reportages qui en découlent sont un plus pour le public.

Même si les magistrats sont omniprésents dans la série, ils ne sont pas les seuls acteurs des palais de justice à en faire partie. Les greffiers, les constables spéciaux et même une illustratrice sont notamment du nombre.

Il n’y a d’ailleurs pas qu’en salle de cour où les tournages ont eu lieu. Les caméras de télévision ont bénéficié d’accès inédits à bien d’autres endroits, comme les aires réservées aux juges et le quartier cellulaire. Différents types de litiges sont abordés. Il est question d’un procès devant jury, une cause en Chambre de la jeunesse ou en droit de la famille, une enquête sur la remise en liberté et une séance de conciliation.

Devant jury
Le juge Francoeur explique que le procès devant jury qu’il préside dans la série concerne un dossier d’agression sexuelle. Par le plus grand des hasards, les deux personnes en cause sont des autochtones de Uashat sur la Côte-Nord, mais les faits se sont déroulés à Québec.

La série montre des images des nombreuses personnes convoquées pour devenir possiblement jurés. Quatre des 12 jurés retenus ont accepté de parler à la caméra. Ils abordent notamment l’anxiété et le poids de prendre la décision de reconnaître un accusé coupable ou non coupable. Le procès comme tel a été filmé du début à la fin.

Le docuréalité  est une idée originale du journaliste Yves Thériault et est produit par KOTV.

Le juge Serge Francoeur agit à titre de juge coordonnateur de la Cour supérieure sur la Côte-Nord. Environ la moitié de ses assignations est à Québec et l’autre moitié est partagée entre Baie-Comeau et Sept-Îles.

Par contre, il peut aussi présider des procès ailleurs. Ainsi, en mars 2019, il doit passer un mois à Victoriaville. « Quand on est au criminel, on va où le crime est », conclut-il.

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