Le 13e Festival intime de musique classique tient sa promesse – Le bonheur est dans l’air en Haute-Côte

Le 13e  Festival intime de musique classique tient sa promesse – Le bonheur est dans l’air en Haute-Côte

Texte et photo Pierre Rambaud
Écrin sonore. Coffret magique. Boîte à musique de luxe. Le bois de l’église des Bergeronnes frémit encore des caresses, vibrations et courants d’airs musicaux laissés là par les cinq concerts de la 13e édition du FIMC (Festival intime de musique classique).

L’Odyssée artistique de la Haute Côte-Nord, organisatrice de cet événement annuel n’a pas fait mentir sa réputation de créer un espace musical d’intimité et de complicité entre un public de village, des musiciens chevronnés; et… une musique classique en pantoufles et «robe des champs»! Une aventure « symbiotique »! L’Odyssée n’a pas fait mentir non plus le thème de ce 13e festival intime, «le bonheur est dans l’air», et relevé «haut l’oreille» le défi de mêler harmonieusement l’air d’ici, fait d’effluves douces et salines, aux airs venus d’ailleurs délivrés par des instrumentistes de talent…

Des bonheurs romantiques et éclatants de Jean-Michel Dubé, pianiste virtuose dès le premier soir, jusqu’au nostalgique bouquet musical final; les cinq soirées concoctées par l’Odyssée ont répandu dans l’atmosphère de la Haute Côte-Nord des airs chargés de bonheurs intimes à partager. Des inspirations fluviales et joyeuses du Quatuor Andara (qui signifie « grand cours d’eau rassembleur » en langage Huron), aux arabesques latines du duo « D2 » (Dominic Painchaud et Dominic Boulianne) revisitant le roi du tango argentin Astor Piazzolla, en passant par les coloratures de la voix soprano de Manon Feubel accompagnée à l’orgue baroque par le polyvalent Régis Rousseau; les voies auditives ont été comblées… d’airs de bonheur! Jusqu’à la linéarité volubile des dessins de l’ar« triste » visuelle Natasha Durand exposés comme Art d’œuvre à ces concerts, qui semblait illustrer à sa façon, la thématique du bonheur et des aléas de la vie, malgré la gravité et la tristesse du sujet: des cicatrices des bélugas!…

En définitive, cette 13e édition du FIMC n’a fait mentir que la mauvaise réputation que l’on attribue au chiffre treize! Au soleil quotidien, à l’ambiance intime et à la chaleur de l’atmosphère (dans tous les sens du terme!); le dernier concert «pour le plaisir» a ajouté un point d’orgue à la fois joyeux et triste sur l’aura sonore de ce festival. Traditionnellement composé de quelques fines fleurs de nos talents locaux, le « bouquet nord-côtier » final de cette année a été entièrement dédié à madame Claudette Saint-Pierre décédée prématurément en avril dernier.

Artisans
Les artisans de cet ultime Bouquet (Dominique Gagnon, Benoît Gauthier, Sylvain Langlois, Nicole Maltais, Jean-Yves Morneau, Jasmine Perron, Nathalie Ross et le Chœur «Les gens de mon pays») ont fait écho à l’harmonie et aux notes colorées des bouquets floraux dont Claudette, horticultrice de talent, ornait généreusement le chœur de l’église et les yeux du public à chaque festival depuis le début des FIMC. Et si le dernier Bouquet musical de 2018 s’est achevé de façon un peu décousue – une fin qui nous a laissé sur notre faim – c’est sans doute que la « bouquetière » florale n’était plus là pour l’agencer!

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