Économie circulaire : Synergie 138 veut aller plus loin

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Par Steeve Paradis
Économie circulaire : Synergie 138 veut aller plus loin
Suzie-Michelle Perron, directrice générale de la SADC Manicouagan, et la chargée de projet en économie circulaire, Édith Corbeil. Photo Le Manic

Baie-Comeau – Synergie Manicouagan, ce projet visant à mousser l’économie circulaire, voit maintenant beaucoup plus grand et devient Synergie 138. L’ensemble de la Côte-Nord, ainsi que Charlevoix et la Côte de Beaupré, s’unissent afin de décupler les occasions d’affaires, de l’île d’Orléans à Blanc-Sablon.

Les sociétés d’aide au développement des collectivités (SADC) Côte-Nord (Sept-Îles), Manicouagan, Haute-Côte-Nord et Charlevoix/Côte-de-Beaupré/Île d’Orléans sont derrière cette nouvelle alliance, qui permettra « d’établir un nouveau paradigme en matière de prospérité économique », de lancer la chargée de projet en économie circulaire de la SADC Manicouagan, Édith Corbeil.

En gros, l’économie circulaire a pour objectif « de produire des biens et des services en limitant l’utilisation de ressources naturelles », d’indiquer la directrice générale de la SADC Manicouagan, Suzie-Michelle Perron. Selon elle, cinq ou six projets pourraient voir le jour rapidement.

Ainsi, les déchets de l’un peuvent devenir la matière première de l’autre. Des entreprises peuvent donc transformer leurs rebuts encombrants, et coûteux à gérer, en source de revenus. À titre d’exemple, Mme Perron a souligné que la drèche, un résidu de brassage généré par les microbrasseries, peut servir de matière première à la fabrication de biscuits pour chiens.

Mélissa Rochefort, de la SADC Côte-Nord, a pour sa part fait valoir que l’économie circulaire peut se traduire, pour une entreprise qui utilise un camion 11 mois par année, à le louer à une autre entreprise qui en a besoin seulement pour un mois. Même chose en ce qui concerne le personnel ou l’espace d’entreposage.

Créer les opportunités

Les entreprises qui sont intéressées à entrer dans la ronde de l’économie circulaire seront visitées afin de déterminer leurs besoins dans la gestion de matières résiduelles. On souhaite de cette façon créer des opportunités d’affaires, car les données permettront d’identifier les rejets qui ont un fort potentiel de valorisation, et donc de diversification économique.

L’ensemble de ces informations se retrouvera sur une plateforme informatique, développée par le Centre de transfert technologique en écologie industrielle, afin d’identifier les synergies pouvant entraîner la valorisation des résidus.

« De la plus petite et la plus grande, chaque entreprise est invitée à prendre part à cette économie participative », d’ajouter Suzie-Michelle Perron, confiante que Synergie 138 devienne « un véritable incubateur de nouveaux projets d’entreprises ».

Afin de démarrer du bon pied, Synergie 138 a reçu une subvention de 100 000 $ de la Société du Plan Nord. Il s’agit, selon Pascal Harvey de la SADC Charlevoix, du plus gros des 20 projets chapeautés par Synergie Québec.

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