Le projet de ligne Micoua-Saguenay progresse lentement mais sûrement

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Par Shirley Kennedy
Le projet de ligne Micoua-Saguenay progresse lentement mais sûrement
Les gens d’affaires et représentants d’organismes espèrent des retombées économiques substantielles en Haute-Côte-Nord dans le cadre du projet de ligne Micoua-Saguenay. Photo Journal Haute-Côte-Nord

Forestville – Hydro-Québec a rencontré une dizaine de gens issus du monde des affaires de la Haute-Côte-Nord et membres de la Chambre de commerce CFPL le 21 novembre. La société d’État souhaitait partager l’avancement du projet de ligne de transport Micoua-Saguenay lancé il y a déjà deux ans et répondre aux questions des locaux quant aux retombées économiques envisageables.

Accompagnée de trois spécialistes, la responsable des relations avec le milieu et porte-parole d’Hydro-Québec Martine Lapierre, a livré une mise à jour exhaustive de la ligne à 735kV d’une longueur de 262 km qu’ambitionne de construire Hydro-Québec vers 2020-2021 si les conclusions du BAPE lui sont favorables. « C’est un beau projet mais nous n’avons pas encore toutes les autorisations », précise-t-elle.

C’est au printemps 2019 que l’équipe en charge du projet prévoit présenter ses travaux au Bureau d’audience publique environnementale (BAPE). Si tout va bien, les appels d’offres pour les contrats de déboisement pourraient être lancés à la fin de 2019.

Dans la perspective que l’étude des sols et autres exigences seront rencontrées, l’aire d’entreposage d’un tel projet pourrait être érigée à proximité du camp des travailleurs des entreprises qui se verront confier le déboisement de plus de 1 500 hectares (contrats estimés entre 70 M$ et 90 M$ avec retombées régionales évaluées entre 15 M$ et 20 M$) et qui se trouve au km 90 de la route 385 à Labrieville.

Retombées

Bien que l’embauche de main-d’œuvre régionale sera privilégiée de même que des contrats en sous-traitance dont le camionnage en vrac, le contrat en lui même de la construction de cette ligne composée de pylônes haubanés d’une hauteur variant de 38 à 63 mètres sera fort probablement attribué à un entrepreneur du Saguenay-Lac- St-Jean, « où le bassin d’entrepreneurs dans ce domaine est majeur », a précisé Claude Sylvain, conseiller en approvisionnement chez Hydro-Québec.

Dans le cadre du Programme de mise en valeur intégrée que doit rencontrer Hydro-Québec dans la suite logique de cet important projet, ce sont plus de 5 M$ que se partageront les MRC de Manicouagan, de La Haute-Côte-Nord et des communautés innues de Pessamit et Essipit en guise de redevances pour les 125,9 km de ligne installée principalement sur les TNO et territoires ancestraux. Une somme substantielle qui sera allouée dès le début des travaux précise Martine Lapierre, « et qui servira à réaliser des projets sur lesquels Hydro-Québec se réserve un droit de regard ».

D’ici à l’audience du BAPE, Martine Lapierre et son équipe multiplient les rencontres avec les différents intervenants concernés par la construction de cette ligne, soit les villégiateurs, zec, pourvoyeurs et citoyens, tout en s’assurant que les activités de chasse, de pêche ne soient pas compromises, et dans l’optique de réduire les impacts fauniques envers notamment, le caribou forestier.

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