La Paty Green de la Vérité sur l’Affaire Harry Quebert

La Paty Green de la Vérité sur l’Affaire Harry Quebert

Les tâches de Patricia étaient diversifiées et parfois exigeantes physiquement. Elle a apprécié la confiance accordée par l’équipe de production. Photo courtoisie

Forestville – Patricia Portugais a vécu une année 2017 forte en émotions. Après avoir fait partie de l’équipe des « green » (paysagistes) des Productions Muses dans le cadre du tournage de la série La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, la dame s’est lancée en affaires avec Atelier Bouquet Fleuri, ayant pignon sur la 2e Avenue à Forestville.

Recrutée à la mi-juillet par l’équipe de production comme Assistante Green, sur le tournage dans le secteur de la Baie-Verte à Forestville, Patricia Portugais a appris à se faire confiance au fil de son expérience. « C’était très exigeant physiquement et il n’y a pas une journée où j’arrivais chez-moi en me disant : c’est fini, je n’y retourne plus! »

Arrosage, transplantation de plantes, arbustes et autres travaux de jardinage, ont été le quotidien de Patricia pendant environ 5 semaines à Forestville. Évidemment, dans les moments forts du tournage qui ont duré trois semaines en août, le travail est devenu plus exigeant pour tous.

Au terme du passage du tsunami Hollywood à Forestville à la fin août, Patricia croyait tirer un trait sur une expérience inoubliable et retourner à ses occupations. Quelle ne fut pas sa surprise de se voir offrir quelques jours plus tard, de poursuivre l’aventure avec l’équipe des « green » pour toute la durée du tournage québécois.

Une autre dimension

Le 24 août, Patricia a quitté sa Côte-Nord d’adoption vers la grande région de Montréal, à La Prairie plus précisément, en vue de différents lieux de tournage, dont Frelighsburg, Hudson et St-Constant, entre autres. « Et c’est vraiment là que j’ai été en mesure de comprendre tout l’aspect cinématographique du projet, d’autant plus que c’était beaucoup moins physique qu’à Forestville, malgré que j’ai dû repousser mes limites en quelques occasions », relate-t-elle.

Très bien accueillie dans la « grande famille » du tournage, Patricia a lié des liens d’amitiés très solides, notamment avec sa supérieure Dominique Houle, la responsable des « green ». « Cette femme m’a permis d’élargir mes horizons, de sortir de ma zone de confort et surtout de repousser mes limites ».

C’est d’ailleurs grâce à madame Houle que Patricia attribue l’élan qui lui a permis de se lancer en affaires à son retour de Montréal et d’ouvrir son Atelier Bouquet Fleuri, un rêve qu’elle caresse depuis longtemps mais qu’elle n’osait concrétiser. « Je suis revenue plus forte, changée et avec les précieux conseils de Dominique, je me suis finalement lancée », raconte-t-elle fièrement.

La nature

Détentrice d’un cours en art floral depuis quelques années, Patricia a opéré son entreprise à son domicile pendant quelques temps avant d’embarquer dans l’aventure du tournage grâce aux références de sa bonne amie Lynda Berger de Paysagiste Foster. « C’est une petite boutique sans prétention, j’essaie de travailler avec ce qui se rapproche de la nature, j’aime beaucoup les pièces de bois, les fleurs de soie. L’art floral c’est quelque chose qui dormait en dedans de moi. J’ai besoin de créer. C’est ce qui me nourrit. Je pars de quelque chose et je ne sais pas où ça va me mener ».

Il y a trois semaines, Dominique Houle est revenue à Forestville afin de passer quelques jours avec Patricia et lui prêter main forte pour l’ouverture de son commerce.

Indéniablement, des liens se sont tissés et il se pourrait que les services de Patricia soient requis à nouveau dans un prochain tournage, sait-on jamais ? « Oui mon nom est toujours là, et je crois que j’ai été appréciée. Lorsque j’ai quitté, environ une semaine plus tôt que prévu en raison d’une intervention du syndicat qui ne me visait pas personnellement, toute l’équipe m’a saluée avec émotions ».

Patricia conserve d’excellents souvenir de l’actrice principale Virgina Madsen, « une actrice très professionnelle, une très chic dame », et aussi de Patrick Dempsey, un homme simple et accessible qui la surnommait affectueusement Paty Green. « Ils étaient tous très sympathiques, l’ambiance était vraiment extra- ordinaire ».