Simon Deroy des Escoumins – De stratège virtuel à artiste en art numérique

Simon Deroy des Escoumins – De stratège virtuel à artiste en art numérique

Simon Deroy des Escoumins (4e à partir de la gauche), et son équipe championne, le Rouge et Au de l’Université Laval. Photo courtoisie

Les Escoumins – Simon Deroy des Escoumins fait partie de l’équipe du Rouge et Au de l’Université Laval couronnée grande championne lors de la 4e édition du Heroes of the Dorm tenu à Los Angeles en mai dernier. Organisée par Blizzard, une société américaine de développement et d’édition de jeux vidéo établie en Californie, la compétition a été dominée par l’équipe canadienne qui a remporté les grands honneurs, une première dans l’histoire de ce tournoi.

Après deux mois intenses de compétition pour accéder au Heroic Four de Heroes of the Dorm, le célèbre tournoi inter-universitaire de Blizzard sur Heroes of the Storm, Simon Deroy âgé de 23 ans seulement et tout frais bachelier en Arts visuels et médiatique, prend ça cool.

Deux semaines suivant l’éclatante victoire du Rouge et Au – « Au parce que le Rouge et Or a refusé qu’on utilise leur nom alléguant que notre équipe ne correspondait pas à leurs normes, donc Au pour Or dans le tableau périodique », le jeune diplômé universitaire est déjà passé à autre chose.

Un champion terre-à-terre

Même si la bourse à venir au terme de ce parcours sans faute promet d’être plus qu’alléchante – environ l’équivalent américain de la dernière année d’étude de chaque membre de l’équipe championne – l’Escouminois a les pieds bien ancrés au sol et les idées on ne peut plus claires.

S’étant investi à fond pour les qualifications parmi les représentants de 300 universités qui se sont affrontées en ligne dans un arbre à élimination directe depuis le 28 mars, Simon et ses coéquipiers sont finalement sortis vainqueurs du tournoi le plus en vogue dans le milieu des jeux vidéo en ligne en Amérique du Nord avec un taux de victoires de 93%.

« C’était vraiment intense, nous avons séjourné 4 jours en Californie mais le tournoi en lui-même n’a duré qu’une journée. Rendus là-bas, c’était assez facile, avoue celui surnommé pour le bénéfice spectaculaire de la chose,- un terme qu’il juge beaucoup trop exagéré – beaucoup de bonnes équipes ont été éliminées avant la finale ».

Ayant toujours évolué sur Heroes of the Storm « avec facilité sans s’y mettre sérieusement », Simon et ses compagnons de jeu se sont exercés pendant trois mois à raison de 16 heures par semaine pour parvenir à leurs fins. « Même si ça fait longtemps que je joue, je n’avais jamais joué sérieusement. Mais pour la compétition on a mis tous les efforts pour s’améliorer, c’était rendu plus un travail qu’un jeu ».

Prix Tomber dans l’Oeil

« Ma carrière dans les jeux vidéo est terminée. Je veux me concentrer sur ma carrière de travailleur autonome en art numérique », lance-t-il sans regrets, confirmant son intention de « passer aux choses sérieuses ».

Récipiendaire du Prix Tomber dans l’Oeil remis par la Galerie de Québec à titre de finissant au baccalauréat à l’École des arts visuel de l’Université Laval, Simon jouit d’une résidence d’un mois dans les ateliers de production de la Galerie, accompagnée d’une adhésion d’un an au centre. Il aura l’opportunité de présenter son travail lors d’une exposition individuelle dans la petite galerie de l’Œil dès l’automne 2018. Les dirigeants de L’Oeil de Poisson ont qualifié le travail de l’artiste « d’original, déstabilisant, qui met de l’avant la pratique amateure dans l’univers du web et la démocratisation de l’art dans le médium numérique. Ce jeune artiste se passionne pour l’art numérique et le montage vidéo. Il s’intéresse tout particulièrement à l’amateurisme et ce qui est maladroit ».

Au cours des prochaines semaines, Simon Deroy sera de passage pour un mois chez ses parents Doris Gauthier et Gilbert Deroy des Escoumins, question de profiter de sa famille et de refaire le plein avant de se lancer à fond dans de nouveaux projets.

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